Author: siamsaif4@gmail.com

  • Une oreille cultivée sur l’avant-bras

    Une oreille cultivée sur l’avant-bras

    Atteinte d’un cancer de la peau, une jeune femme de 19 ans a dû se faire enlever l’oreille afin d’ôter toute la tumeur. On lui place alors deux implants – des espèces d’aimant – sur lesquels elle peut fixer une oreille artificielle. « Avant, on mettait de la colle mais il arrivait que l’oreille tombe », explique Afshin Yousefpour, chirurgien maxillo-facial à l’Hôpital Sainte-Anne Saint-Remi (Chirec) à Bruxelles.

     

    « Ma patiente m’a dit qu’elle en avait marre de sa prothèse parce que chaque fois qu’elle l’enlevait elle repensait à son cancer. Et puis, il y a parfois un peu d’infection… Elle m’a demandé, à moitié en rigolant, si je ne pouvais pas lui fabriquer une oreille. Je lui ai répondu que non. Je peux faire beaucoup de choses mais pas fabriquer une oreille. Mais après le rendez-vous cette discussion me restait en tête. Je me suis dit : « ce n’est pas parce que personne ne l’a fait que ce n’est pas possible » », raconte celui qui fait de la chirurgie oncologique, esthétique et réparatrice.

     

    Le Dr Yousefpour a pensé au tissu de l’avant-bras et à son vaisseau radial. Ceux-ci sont souvent utilisés pour la chirurgie réparatrice car le vaisseau radial est un des plus longs du corps. Le vaisseau est prélevé en même temps que le tissu afin de permettre à celui-ci d’être irrigué et de rester vivant. On peut le retirer sans problème car nous en avons un autre (l’ulnaire) qui peut suffire au bon fonctionnement de la main.

     

    « Mais je ne pouvais pas simplement utiliser la peau de l’avant-bras pour faire une oreille parce qu’il me fallait une structure plus rigide. Qui puisse reproduire les courbes de l’organe », explique le Dr Yousefpour.

     

    Il a donc pensé partir d’une prothèse qu’il implanterait dans l’avant-bras avant qu’elle se recouvre de peau et qu’elle soit irriguée par le vaisseau radial. Une opération jamais tentée au niveau mondial. En effet, aux Etats-Unis, des chirurgiens avaient déjà greffé une oreille ayant poussé sur l’avant-bras du patient. Mais la structure avait été sculptée dans du cartilage prélevé au niveau des côtes de la patiente. Le Dr Yousefpour a préféré ne pas opter pour cette solution : « ma patiente avait déjà subi beaucoup d’opérations. Même si elle était partante pour se faire opérer à nouveau j’ai préféré ne pas le faire parce que cela aurait constitué une cicatrice en plus. Et les risques de morbidité ne sont pas exclus ».

     

    Après quelques recherches, le Dr Yousefpour identifie une entreprise qui dispose d’une prothèse d’oreille. Celle-ci est constituée de polyéthylène poreux (pour une meilleure intégration aux tissus existants). La prothèse n’existait qu’en taille unique toutefois. « Je l’ai montrée à ma patiente. Je lui ai dit qu’elle était un peu plus grande que son autre oreille et lui ai demandé ce qu’elle en pensait. Elle a dit qu’elle était prête à l’adopter », se rappelle le chirurgien.

     

    L’opération pouvait donc commencer. Il a d’abord fallu préparer l’avant-bras pour qu’il puisse accueillir la prothèse. Pour cela, des incisions furent réalisées afin d’insérer un ballonnet sous la peau. Ce ballonnet fut, durant six semaines, gonflé peu à peu à l’aide d’un liquide. Cela permet à la peau de « s’étendre ». Une fois la peau prête, le chirurgien a remplacé le ballonnet par la prothèse. Après un nouveau délai de six semaines – le temps que la peau prenne la forme de la prothèse – l’oreille fut prélevée et greffée à sa bonne place.

     

    Le chirurgien avait également prélevé le vaisseau radial afin de garantir l’apport de sang dans la nouvelle oreille. Si au jour 1 l’oreille était toute gonflée, peu à peu elle a retrouvé un aspect normal. Après six semaines, le chirurgien a troué l’oreille pour la relier au canal auditif de la patiente resté intact.

     

    « Cette technique est réservée aux personnes dont le tissu local n’est pas adéquat pour reconstruire l’oreille », souligne le Dr Yousefpour. En effet, chez les enfants qui naissent sans oreille par exemple, on peut étendre le tissu local pour y placer une prothèse.

     

    « C’est un début. J’espère qu’à l’avenir, les firmes pourront proposer des oreilles sur mesure, poursuit le spécialiste. Ou qu’on pourra créer du cartilage à partir de cellules souches. On pourrait en effet prendre un peu de cartilage du nez ou de l’oreille restante et le cultiver en laboratoire. Cela se fait déjà mais on obtient une couche fine et amorphe. Il faudrait créer une sorte d’échafaudage résorbable sur lequel on pose le cartilage le temps qu’il prenne sa forme avant de le mettre dans l’avant-bras pour qu’il se couvre de peau ».

     

    La prothèse offre, pour le Dr Yousefpour, un résultat déjà très satisfaisant. Mais utiliser du vrai cartilage donnerait « un aspect plus naturel. Et puis il s’agirait exclusivement de tissu vivant irrigué par un vaisseau tandis qu’avec la prothèse, il y a toujours un risque d’infection ».

    Afshin Yousefpour nous montre encore un article qui parle de cartilage d’oreille imprimé en 3D. Une autre voie ? Ce qui est sûr c’est que le chirurgien fourmille d’idées. « Mon prochain objectif, c’est le nez », confie-t-il.

  • Nous avons réalisé une implantation d’oreille préalablement cultivée sur l’avant-bras

    Nous avons réalisé une implantation d’oreille préalablement cultivée sur l’avant-bras

    Après avoir perdu le pavillon de leur oreille suite à un accident ou une maladie, trois patientes – en 2012, 2015 et 2018 – ont pu bénéficier d’une greffe un peu particulière. Avant d’être réimplanté, leur nouveau pavillon a d’abord été cultivé quelques semaines sur leur avant-bras. Rencontre avec le Docteur Afshin Yousefpour, chirurgien spécialiste de la tête et du cou à Bruxelles et pionnier de cette technique.

     

    Une équipe américaine a récemment réimplanté, chez une patiente amputée du pavillon de l’oreille, un pavillon fabriqué à partir de cartilage costal puis « cultivé » sur son avant-bras. Quel est l’intérêt de cette technique ?

     

    Dr. Afshin Yousefpour : La reconstruction du pavillon de l’oreille à l’aide de cartilage costal est une méthode éprouvée, utilisée depuis les années 1950. Le chirurgien prélève du cartilage à partir des côtes du patient et le sculpte pour créer une maquette reproduisant la forme tridimensionnelle complexe du pavillon. Ensuite, cette maquette est placée directement derrière l’oreille du patient, sous la peau du cou. Dans un deuxième temps, l’oreille est décollée, et il ne reste plus qu’à placer une greffe de peau sur la face postérieure du pavillon. Cependant, cette méthode n’est réalisable que lorsque les tissus au niveau de l’oreille sont sains. S’ils sont abîmés, par exemple après un traumatisme ou une radiothérapie, ils peuvent perdre leur élasticité et leur vascularisation. Il est alors impossible de les utiliser pour couvrir le cartilage du nouveau pavillon.

     

    C’est pourquoi le chirurgien peut choisir de l’implanter ailleurs, comme sous la peau de l’avant-bras, pour le transférer ensuite au niveau de l’oreille. La première opération utilisant cette technique a été réalisée aux États-Unis en 2012, sur une patiente amputée de l’oreille suite à un cancer.

     

    « La peau de l’avant-bras est naturellement élastique et très vascularisée, ce qui est essentiel pour la reconstruction d’organes. »

     

    Vous avez vous-même procédé à une intervention similaire sur une patiente en 2015. Quelle a été votre approche ?

     

    Dr. A. Y. : Il s’agissait d’une jeune patiente de 19 ans qui avait subi une ablation de l’oreille et une radiothérapie suite à un mélanome. La radiothérapie avait altéré les tissus autour de son oreille, rendant impossible une implantation directe. Nous avons alors eu l’idée de passer par l’étape intermédiaire de l’avant-bras.

     

    Nous n’avons pas utilisé le cartilage de la patiente mais du polyéthylène poreux (medpore), un matériau biocompatible et bien toléré. Ce matériau présente deux avantages : il n’est pas nécessaire de réaliser une intervention pour aller prélever du cartilage, et d’autre part, le pavillon est déjà « pré-sculpté », il peut même être réalisé sur-mesure en impression 3D. En revanche, le medpore est un matériau inerte, qui va être intégré par les tissus sous-cutanés du patient. En théorie, la prothèse pourrait s’infecter en cas de traumatisme (blessure, écorchure, piqûre d’insecte…). En pratique, nous n’avons pas encore un nombre de cas suffisant pour confirmer cette hypothèse.

     

    Pourquoi choisir l’avant-bras ?

     

    Oreille cultivée plusieurs mois sous la peau de l’avant-bras.
    Oreille cultivée plusieurs mois sous la peau de l’avant-bras. ©U.S. ARMY PHOTO

     

    Dr. A. Y. : La peau qui recouvre l’oreille est très particulière, extrêmement fine et délicate. Il fallait donc trouver une zone du corps recouverte d’un tissu comparable. La peau de l’avant-bras est un peu plus épaisse que celle de l’oreille mais de ce fait elle est plus résistante et protège mieux la prothèse en cas d’accident ou de choc. Cette peau est par ailleurs naturellement élastique et très vascularisée, ce qui est essentiel pour la reconstruction d’organes.

     

    Quel avenir pour ces techniques selon vous ?

     

    Dr. A. Y. : La recherche travaille actuellement sur des maquettes résorbables (scaffold) en forme d’oreille. On prélève des cellules cartilagineuses chez le patient pour ensuite les cultiver en laboratoire et produire une couche de ces cellules. On attend ensuite que ces cellules colonisent la maquette biorésorbable en forme d’oreille. Au départ, le résultat est très joli mais les forces de cicatrisation sont telles qu’au bout d’un certain temps, l’oreille finit par s’aplatir et perdre sa forme originale. Nous n’avons pas encore trouvé le matériau idéal.

     

    D’autres organes pourraient-ils être recréés avec la méthode de culture sur l’avant-bras ?

     

    Dr A. Y. : Si nous avons réussi à intégrer le medpore sous la peau de l’avant-bras, dès lors, on pourrait imaginer faire une reconstruction du nez après une rhinectomie (ablation du nez) en utilisant cette même technique. La peau de l’avant-bras serait là aussi adaptée car comme l’oreille, le nez est recouvert d’une peau assez fine et très vascularisée. Il y a définitivement une place pour cette technique chez certains patients, avec des indications bien précises.

     

    Toutefois, je suis conscient de la complexité et de la lourdeur que représente cette technique, excluant pour le moment son application de façon routinière. Dans l’avenir, les progrès d’ingénierie tissulaire nous permettront de développer du cartilage sur-mesure à partir des cellules du patient, qui restera stable pendant la période de cicatrisation. Ceci, je pense, révolutionnera la reconstruction des organes.

  • Caring hospital staff are very special

    Caring hospital staff are very special

    Health chiefs were celebrating today after Sheffield Teaching Hospitals was named as Hospital Trust of the Year. The Trust, which runs the Hallamshire, Northern General, Weston Park, Charles Clifford Dental and Jessop Wing hospitals, was named best in the UK in 10 categories including patient care and infection control by the Dr Foster Good Hospital Guide.

     

    Read more: Kidney unit’s superbug rate lowest in the country

     

    GRANDFATHER Malcolm Ledger is full of praise for the team of medics who spent 30 hours operating to save his life.

     

    Malcolm, from Meersbrook, Sheffield, needed the complex operation after being diagnosed with an apple-sized tumour behind his nose and in his salivary glands.

     

    Without surgery to remove his left eye, nose and upper part of his jaw, the 62-year-old would only have had four years left to live.

     

    The former steelworker’s cancer was discovered when he was referred to an ear, nose and throat specialist after suffering a persistent runny nose.

     

    Malcolm was given the devastating news he needed extensive surgery to survive and agreed to go ahead because it was his only hope of seeing his three grandchildren grow up.

     

    “When I was told it was cancer it was a big shock, I was almost on the floor,” said Malcolm, who had no other symptoms from the slow-growing cancer.

     

    “I had no choice but to go ahead as I wanted to be here. They have been brilliant. As long as I can see my grandchildren grow up then I’m happy.”

     

    He spent 30 hours on the operating table at the Royal Hallamshire Hospital, being treated by four different surgeons and teams of other healthcare professionals who successfully removed the rare cancer – adenoid cystic carcinoma – and reconstructed his face.

     

    His treatment was possible as Sheffield is one of only a handful of places in the UK offering surgery by a team of ‘skull’ experts.

     

    The specialist doctors with expertise in maxillofacial surgery, neurosurgery, ENT – ear, nose and throat – and plastic surgery, work together to tackle complex cases at the Charles Clifford Dental, Royal Hallamshire and Northern General hospitals.

     

    Malcolm was only the third person to have the operation in Sheffield and experts say his case has been the most challenging so far.

     

    Afshin Yousefpour, consultant maxillofacial surgeon at Charles Clifford Dental Hospital, said: “For this kind of cancer until a few years ago nothing could be done surgically. This is all about team working.”

     

    As Malcolm’s eye, nose and part of the jaw had been removed he needed extensive reconstructive surgery.

     

    A flap of bone from his skull was used to create a new nose and skin was taken from his forearm. Muscle from his stomach were used to rebuild his face.

     

    Surgeons used intricate micro-surgery to stitch a blood supply to the new muscles and skin to keep the tissues alive.

     

    After his operation Malcolm spent a month in hospital, including a fortnight in a medically induced coma, to give his head time to heal from the trauma of the operation.

     

    The dad-of two is adjusting to the loss of his eye but is determined to remain upbeat and has the support of his family and friends. He has already managed to get back to doing DIY and cannot praise staff too highly

     

    “I am not bothered about my appearance,” said Malcolm who will in time be fitted with a prosthetic eye. “People have stared but you have to be strong and not worry. I was told at the start to be positive and I’m staying that way.”

     

    He added: “My surgery was very specialised but I saw the same compassion and level of professionalism shown to patients simply coming to clinic for check-ups. From the receptionists, to the surgeons, nurses and cleaners, the staff at Sheffield Hospitals are very special.”

     

    His successful treatment is just one example of the specialist skills in Sheffield make a difference to people’s lives.

     

    Each year the Trust’s medical teams treat more than a million patients for a whole range of problems – such as heart disease, osteoporosis, hip operations kidney dialysis and eye disease.

     

    To win the award the hospital had to demonstrate it had achieved a range of clinical standards and show that patients were satisfied with their treatment

     

    Tim Kelsey, chair of the executive board, Dr Foster Intelligence, said: “Congratulations to all the staff at Sheffield Teaching Hospitals Foundation Trust.

     

    “The Trust shows everything that is good in the NHS today from effective and pioneering treatments, to excellent interaction with patients.”

     

    Father-of-six Neil Yeardley, aged 46, is impressed with the care he’s received since suffering a stroke. He had to relearn basic skills in the Hallamshire Hospital such as how to feed himself, get washed and dressed after suffering a bleed on his brain.

     

    He’s back home in Gleadless after 12 weeks, where he receives support in the community to aid his recovery.

     

    “My blood pressure was sky high but I didn’t realise it,” said Neil. “I’d had no warning signs – except for feeling tired in the weeks before. It happened on a Saturday morning.

     

    “I woke up in the morning, my right hand was tingling and I felt it in my foot. I got up but my arm and my leg were getting worst. My wife Jacqueline realised something was wrong and she dialled the doctor and took me to the Hallamshire Hospital. By the time we got there I was struggling to walk. I was hobbling.”

     

    In hospital he had tests and scans which revealed he had suffered a stroke which happens when the brain is temporary starved of oxygen because of a bleed or blockage in a blood vessel. High blood pressure is a strong risk factor for a stroke.

     

    Neil, an asbestos stripper was doing a physical job, and would walk three miles to and from work, so never expected this to happen to him.

     

    But he is getting over the stroke and said: “I’ve had excellent care. The physios in hospital helped me built up my strength. It’s a slow process I’m walking around again, I’m getting stronger.”

     

    FACTFILE

     

    • More than a million people are treated in Sheffield’s adult hospitals each year.
    • The hospital has an annual budget of 690 million.
    • As many as 7,500 babies are born at the Jessop Wing which is the city’s maternity unit.
    • To be shortlisted for the award Sheffield Teaching Hospitals had to demonstrate:
    • More than 60 per cent of stroke patients received a CT scan within 24 hours.
    • More than 50 per cent of patients with a fractured hip were operated on within 48 hours.
    • Patients were satisfied with their treatment and the hospitals did not breach the 18 week waiting limit.
    • The average length of stay for hip and knee replacements was no longer than 10 days.
    • Low rates of MRSA and low readmission rates after surgery.

     

    Visit www.drfosterhealth.co.uk to compare and contrast services at NHS and private hospitals.

  • Surgeon to cheer on runner he helped to defeat cancer

    Surgeon to cheer on runner he helped to defeat cancer

    A FATHER-of-two who had cancerous tumours removed from his tongue, neck and shoulder is set to be cheered on by the surgeon who saved his life when he runs to raise money for Weston Park Hospital Cancer Charity on Sunday.

     

    Nick Bartholomew, 50, is set to take part in the 10k Run in the Park at Graves Park in Sheffield, six years after he being treated at the specialist cancer hospital.

     

    Despite being given the all-clear five months later, he then underwent a 13-hour operation to repair his jaw. Mr Bartholomew, a company director from Totley, said: “It was the best day of my life when I was told that the cancer had gone.

     

    “But unfortunately in 2008 it emerged the treatment had impacted on my jaw bone and I needed a major operation to reconstruct it.

     

    “The fibula from my lower right leg was removed and the bone and muscle were used to rebuild my jaw. My leg now looks like a shark has bitten it as there is a huge part missing”

     

    Mr Bartholomew says he owes his current quality of life to surgeon Dr Afshin Yousefpour who will be watching him run. Dr Yousefpour, 45, said: “Nick was an amazing patient. He was determined not to let a very serious operation have a detrimental effect on his life and his admirable spirit meant he never gave up.

     

    “I’m really excited about seeing Nick run on Sunday, his progress has been remarkable.”

     

    Mr Bartholomew, who is also running to support his friend Jimmy Pearson who is being treated at Weston Park Hospital, added: “My advice to people going through something similar is, you only live your life once so don’t let this beat you.”

  • Mouth cancer alert

    Mouth cancer alert

    A SHEFFIELD expert is calling for better awareness of oral cancer so more sufferers are detected sooner and receive life saving treatment. As many as 4,000 new cases of oral cancer are diagnosed nationally each year – including around 100 patients seen at the Charles Clifford Dental Hospital in Sheffield.

     

    Traditionally most patients affected are male, over 50, and have drunk alcohol and smoked for up to 20 years.

     

    But doctors are now seeing younger men and women at around the age of 40 who do not drink or smoke. New research suggests a possible link to the sexually transmitted Human Papillomavirus.

    It is thought the HPV virus, which is known to cause cervical cancer, could also increase the chances of developing mouth cancer.

     

    Afshin Yousefpour, consultant maxillofacial surgeon at the Charles Clifford Dental Hospital, said: “There are more and more young people under 40 with no specific known risk factors. Some have the HPV virus. Maybe there is a relationship.”

     

    He stressed that for all patients early detection is essential to increase their chances of survival. People diagnosed early have a 90 per cent chance of surviving five years later, but survival odds drop to just 25 per cent if the disease is more advanced.

     

    Signs of trouble are mouth ulcers that don’t heal within three weeks, white or red patches in the mouth, and any other oral changes. Dentists are trained to spot very early signs of trouble, so regular dental appointments are key.

     

    Mr Yousefpour said following a healthy lifestyle, eating plenty of fruit and veg, and sticking to the recommended levels of alcohol – up to 21 units for men and 14 for women – cuts the risk.